Deauville : Quand l’événementiel devient le moteur de l’économie locale

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Dans un contexte éco­no­mique et poli­tique instable, l’é­vé­ne­men­tiel confirme sa place cen­trale dans la stra­té­gie des entre­prises. À Deau­ville, le Centre Inter­na­tio­nal de Deau­ville (CID) illustre par­fai­te­ment cette ten­dance en s’affirmant comme un levier de crois­sance majeur pour le territoire.

Plus qu’un événement, un moteur de business

Aujourd’­hui, les entre­prises ne cherchent plus uni­que­ment le « spec­tacle ». Comme le sou­ligne Carine Fou­quier, direc­trice géné­rale du CID, les attentes ont évo­lué vers le « busi­ness, les connais­sances et le réseau ». Contrai­re­ment aux craintes post-Covid, les ren­contres phy­siques sont plus que jamais jugées indis­pen­sables pour leur valeur rela­tion­nelle et leur impact commercial.

115 millions d’euros de retombées économiques

L’impact de l’ac­ti­vi­té du CID sur le ter­ri­toire est mas­sif. Pour l’année 2025, les retom­bées éco­no­miques totales sont esti­mées à 115 mil­lions d’eu­ros. Ce chiffre se décom­pose en deux catégories :

  • Retom­bées directes : Elles concernent l’organisation même des évé­ne­ments (audio­vi­suel, sécu­ri­té, mon­tage de stands, net­toyage), mobi­li­sant près de 50 métiers dif­fé­rents.
  • Retom­bées indi­rectes : L’af­flux de visi­teurs irrigue l’ensemble de l’économie locale, notam­ment l’hô­tel­le­rie, la res­tau­ra­tion, les com­merces et les transports.

À lui seul, le Fes­ti­val du Ciné­ma Amé­ri­cain génère 34,7 mil­lions d’euros de retom­bées et per­met de créer ou main­te­nir 558 emplois.

Une performance au-dessus de la moyenne nationale

Mal­gré une année 2025 qua­li­fiée de « ver­sion basse » après une année 2024 excep­tion­nelle mar­quée par les JO, les chiffres res­tent solides :

  • 80 évé­ne­ments organisés.
  • 106 000 visi­teurs et congres­sistes accueillis.
  • Un taux d’oc­cu­pa­tion de 55 % (soit 203 jours), bien au-des­sus de la moyenne natio­nale des centres de congrès en région, qui s’é­ta­blit à 36 %.

L’ac­ti­vi­té est majo­ri­tai­re­ment por­tée par le sec­teur B2B (sémi­naires et congrès), qui repré­sente 80 % de l’ac­ti­vi­té. Les sec­teurs de l’as­su­rance-banque (17 %) et de la san­té (13 %) sont par­ti­cu­liè­re­ment présents.

2026 : Cap sur l’international et l’expertise scientifique

L’an­née 2026 démarre en force avec un record de fré­quen­ta­tion pour les 33e Ren­contres du Risk Mana­ge­ment (AMRAE), qui ont réuni plus de 4 000 par­ti­ci­pants en février.

La stra­té­gie du CID mise désor­mais sur des évé­ne­ments inter­na­tio­naux de haute tech­ni­ci­té, fruit d’un tra­vail de pros­pec­tion de longue haleine. Deux ren­dez-vous scien­ti­fiques majeurs mar­que­ront l’année :

  1. L’IPAC (mai 2026) : Une confé­rence mon­diale sur les accé­lé­ra­teurs de par­ti­cules réunis­sant 1 500 scien­ti­fiques et ingénieurs.
  2. La confé­rence PTCOG (juin 2026) : Un som­met sur la pro­ton­thé­ra­pie et le trai­te­ment du can­cer, atti­rant 1 200 experts mondiaux.

En atti­rant l’é­lite mon­diale de la recherche, Deau­ville confirme sa com­pé­ti­ti­vi­té face à des métro­poles comme Milan ou Madrid et assoit sa répu­ta­tion de des­ti­na­tion de pre­mier plan pour le tou­risme d’affaires.

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