Joël Daubichon, une carrière au CID !

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Lorsque Joël Dau­bi­chon parle du Centre Inter­na­tio­nal de Deau­ville, ce n’est jamais comme d’un simple bâti­ment. Pour lui, le CID est un orga­nisme vivant, com­plexe et exi­geant, dont il connaît chaque recoin, y com­pris les plus invisibles.

For­mé à l’origine à la menui­se­rie et à la char­pente, il rejoint le chan­tier du CID au début des années 1990, alors que l’édifice est encore en construc­tion. Pen­dant près d’un an, il par­ti­cipe direc­te­ment à l’édification de cet ouvrage hors normes. Une immer­sion fon­da­trice. À l’issue du chan­tier, il choi­sit de res­ter. Une déci­sion qui scel­le­ra plus de trois décen­nies d’engagement.

Durant 34 années, Joël Dau­bi­chon accom­pagne le CID dans toutes ses évo­lu­tions. En tant que coor­di­na­teur tech­nique, il super­vise l’ensemble de la main­te­nance géné­rale du site : struc­ture du bâti­ment, génie cli­ma­tique, sécu­ri­té incen­die, réseaux tech­niques. Une res­pon­sa­bi­li­té majeure, ren­due d’autant plus déli­cate par la sin­gu­la­ri­té archi­tec­tu­rale et fonc­tion­nelle du CID, unique en France.

À la tête d’une équipe interne volon­tai­re­ment res­ser­rée, il coor­donne près de qua­rante pres­ta­taires spé­cia­li­sés, tous corps d’état confon­dus. Son rôle dépasse la ges­tion quo­ti­dienne : il anti­cipe, sécu­rise, main­tient et adapte en per­ma­nence les ins­tal­la­tions du site. Ces der­niers mois, il a éga­le­ment consa­cré une part impor­tante de son temps à la trans­mis­sion, pré­pa­rant sa suc­ces­sion avec rigueur et méthode.

Son relais est désor­mais assu­ré par Pau­lo Dos San­tos, qui dis­pose lui-même de 22 années d’expertise en tant qu’électricien et régis­seur au sein du CID. Cette conti­nui­té interne garan­tit la péren­ni­té d’un savoir tech­nique pré­cieux, fon­dé sur une connais­sance appro­fon­die du bâti­ment, de ses contraintes et de ses usages.

Cette semaine, Joël Dau­bi­chon tourne une page majeure de sa vie pro­fes­sion­nelle. En quit­tant le CID pour une retraite bien méri­tée, il laisse der­rière lui bien plus qu’un poste : une mémoire tech­nique, une culture du lieu et un sens du ser­vice construit sur la durée. Dis­cret mais indis­pen­sable, il fait par­tie de ceux sans qui rien ne fonc­tion­ne­rait, et dont l’empreinte demeure bien au-delà du départ.

En s’appuyant sur une trans­mis­sion solide et une exper­tise interne recon­nue, le Centre Inter­na­tio­nal de Deau­ville aborde cette nou­velle étape avec confiance, dans le res­pect de l’héritage tech­nique bâti au fil des années.

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